Actualité musicale amazighe

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Actualité musicale amazighe

Message par rachid_as le Jeu 21 Mai - 17:24

FESTIVAL CULTUREL LOCAL DE LA MUSIQUE ET DE LA CHANSON DU M’ZAB
Djamel Allam émerveille Ghardaïa

Le Festival culturel local de la musique et de la chanson du M’zab a connu la venue d’un grand public. Ce dernier a été ébloui après les six jours de représentations de divers plateaux venues de plusieurs endroits du pays tels qu’Illizi, Djanet, Tamanrasset, El Bayadh et la Kabylie. La clôture de ce festival a été confiée au grand maître de la chanson kabyle, ancien élève de maître Saddek Lebdjaoui, Djamel Allam, qui a enchanté la salle avec les chansons de la belle époque comme Atir el kafs, Outesrou , Mara dioughal... mais la chanson qui a ému et ébloui le public est celle écrite en hommage au grand maître disparu de la chanson chaâbi, El Hadj El Hachemi Guerrouabi, intitulé Khouya El Hachemi.
Cette chanson lui a valu les larmes et l’émotion de toutes les personnes présentes durant cette représentation, et c’est dans un silence absolu que l’artiste leva les yeux vers le ciel et adressa un message de reconnaissance à l’artiste dans l’au-delà pour ses œuvres et l’immense héritage qu’il a laissé derrière lui à tout jamais.
Le succès qu’a eu ce festival gagne à être élargi l’année prochaine à d’autres régions du pays où la culture amazighe est enracinée, à l’image de Chaoulas Chenouas.

LIBERTÉ (21/05/2009)

rachid_as

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AQLALAS de mouloud ASSAM

Message par adenisurmer le Jeu 21 Mai - 21:11

Aqlalas ou l’œuvre littéraire qui résiste à l’épreuve de l’usure
La chanson kabyle a connu de nombreux cas de chanteurs qui, bien que leur talent ne soit pas à prouver, ont quitté la scène sans tambour battant, préférant se consacrer à d’autres domaines où il règne encore un peu de bon sens... Hassan Abassi, l’auteur de la célèbre chanson Âyigh di ddunit Âyigh...[je suis las de vivre], observant les engrenages ubuesques du monde de la chanson, s’est consacré totalement à la médecine. Medjahed Hamid n’a-t-il pas choisi de laisser dans l’armoire son produit car convaincu de la cupidité des éditeurs ? En poète désenchanté, Si Moh de son côté préfère aujourd’hui s’occuper de sa petite épicerie dont il fait un gagne-pain et continue à écrire pour son propre plaisir.



En dépit de ces retraites anticipées, ces chanteurs continuent à nous marquer, parfois avec un seul de leurs titres. Car un chef-d’œuvre résiste toujours à l’épreuve du temps. Qui ne se rappelle pas d’Aqlalas d’Assam Mouloud ? Qui ne s’est pas laissé émouvoir par cette chanson ?
Dans sa courte carrière de chanteur, Assam Mouloud, quinquagénaire, a produit 14 chansons. Aqlalas dont il sera question dans cet article a été enregistrée à Alger en 1978 en compagnie d’un musicien et non des moindres : Mahboubati.
Ce qui captive dans la chanson Aqlalas c’est, nous semble t-il, le mariage entre une modernité musicale très marquée et un très beau texte traditionnel. La mélodie qui habille le texte est jouée sur des notes de guitare sèche très harmonieuses, agréables à l’écoute. Le texte est d’une densité poétique remarquable. C’est d’ailleurs la marque principale des textes poétiques traditionnels, tant au niveau lexical, rhétorique et autres. Le poème Aqlalas a une facture poétique traditionnelle.
Aqlalas porte sur un thème pour le moins classique dans la poésie kabyle : le départ et l’exil. La poésie traditionnelle regorge de pièces poétiques traitant de ce phénomène qui aura beaucoup marqué tant les candidats au départ que ceux qu’ils laissent derrière eux. La déchirure se produit dans les deux camps. Aqlalas est un dialogue entre une voix féminine et une voix masculine. Le texte déroule ainsi les moments forts de ce drame que constitue tout départ forcé. La voix féminine mobilise toutes les images traditionnelles pour s’adresser à son fils/son amant (selon chaque auditeur) :

Ay aqlalas ssbeâ bu tissas
Axelxal abeldi abeldi

Les qualificatifs associés au candidat au départ sont très appréciatifs. Ce qui dénote le fort attachement du sujet énonciateur et qui rend la séparation plus affreuse. Car au départ de l’enfant/l’amant chéri, c’est souvent un monde qui s’écroule pour toute mère :

S yixef-ik ay ggullegh
Armi yi-teğğid’ weh’di

Il ne s’agit pas de reproche proprement dit car le cœur d’une mère pardonne toujours, même à celui qui la blesse le plus, mais un besoin de dire, de se dire, d’exorciser le mal qui, souvent, est la seule moisson pour une mère qui voit partir ses enfants. Elle a recours alors à la complainte [acewwiq] pour extirper le mal. Surgissent alors des paroles qui font mal car elles s’arrachent des entrailles, mais des paroles belles tout de même. Car ce qui provient d’une mère l’est forcément :

Γef wass-nni mi iruh’ wekyis
Mi nerra sslam-is
Netta iruh’ nekkni ns’ubb-d
A tajeâbubt n wegris
Yecbeh’ weksum-is
Deg wul-iw ur t-yettif h’edd
Mi sligh wi d-yebdern isem-is
Yewwed’-d lexyal-is
S imett’i la nâebbed.

Ces paroles touchantes jusqu’à réduire en larmes, à couper le souffle, ce sont celles d’une maman. On les reconnaît à la nature des épithètes : ukyis, tajeâbubt n wegris... Car à ses yeux, son fils est toujours le meilleur :

Deg wul-iw ur t-yettif h’edd

Y a-t-il plus fidèle, en effet, qu’un cœur d’une mère à l’égard de son enfant ?
Les paroles de la mère/amante sont tellement bouleversantes que le départ se fait dur, pénible pour le candidat. Le sujet masculin réalise ainsi que partir c’est mourir un peu...Voire beaucoup ! Car, que reste t-il quand on abandonne des rêves ?

Ma d tura trab gher lsas
Kulci bnigh fell-as
Rrigh-as tablat’ i wul

Commence alors la descente aux enfers pour le sujet :
Ay ghligh gher lbir s lqedd
Leslak ulah’ed
A yemma qrib i yi-yečči
Lmuja fell-i tz’edm-d
Iz’ri-w yesretm-d
Di lgherba h’edd ur nessin
Ttxil-k a yul dekker’-d
Rebbi ur yeghlid’ h’edd
Ncallah a nezger salmin...

Ce passage rappelle Aâmer le personnage du roman Faffa de Rachid Aliche qui, vivant un conflit intérieur très aigu, sombre en pleine méditerranée. Le sujet du texte poétique Aqlalas sombre dans un semblable état de perte traduit par l’expression leslak ulah’ed [Sans nulle issue de secours]. L’engloutissement est ici une métaphore de la perte de repères et d’identité en milieu d’émigration :
Di lghertba h’edd ur nessin...

De l’autre rive, même lointain, l’instinct maternel continue à prodiguer des conseils :

In-as i yetbir n ss’ur
ghur-k di leh’rur
Tewâer yelli-s n medden

Dans la société traditionnelle, le fait de prendre femme en milieu d’émigration était perçu comme une forme de déchéance. L’étrangère [yelli-s n medden] est vue comme une source de menace pour la famille. D’où l’appel maternel à la prudence. [Ghur-k di leh’rur !] Remarquons par ailleurs que le statut du sujet masculin reste intact aux yeux de l’instance féminine : il continue à être l’oiseau rare (itbir n ss’ur). Itbir [Le pigeon] est le symbole classique de la beauté masculine. Une beauté que visiblement rien ne peut entamer. L’asile le plus sûr n’est-il pas le cœur d’une mère ?
Le poème Aqlalas est très dense. La réussite auprès du récepteur d’un texte poétique est à l’image des émotions et des souvenirs qu’il provoque en lui : plus il y en a, plus il l’aime, il le garde en mémoire, il le marque.
La mélodie de la chanson Aqlalas est très belle, la matière verbale très riche. Il faut ajouter un motif d’embellissement esthétique : le timbre particulier de la voix de Assam Mouloud. C’est le mariage réussi de cet ensemble qui fait durer l’œuvre aussi longtemps car ne l’oublions pas : la chanson est la rencontre de la voix, du texte poétique et de la musique. Et en cela Aqlalas est sans aucun doute une rencontre heureuse !

Amar Ameziane in Tamazgha

Aqlalas de Mouloud Assam
http://www.sendspace.com/file/vhirxv



voila j'ai mis la chanson originale de Mouloud ASSAM et une adaptation de Ali Amrane de AQLALAS

adenisurmer

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Re: Actualité musicale amazighe

Message par rachid_as le Jeu 28 Mai - 12:50

Chellata Il sort son nouvel album
Et de quatre pour Kamel Slimani



Quand il y a 40 ans naquit Kamel Slimani, son premier cri était, sans aucun doute, semblable à une douce mélodie. Très jeune enfant, le chant coulait de ses lèvres en un flot limpide et intarissable. Cette voix envoûtante charmera alors son hameau “Fethoune”. Un village suspendu sur le mont de Chellata. Pour Kamel Slimani, cet amour de la chanson se transformera vite en passion, à tel point qu’il éprouvera l’envie de la transmettre à d’autres. C’est ainsi qu’il l’enseignera à ses jeunes écoliers de l’école du village Tifrit où il exerçait - et exerce toujours - la fonction d’instituteur. Sous sa bonne direction et orientation, cette chorale - la chorale Med Haroun - s’éclate et se fait fortement apprécier. Mais notre chanteur ne se contentera pas de déclarer son amour à la musique dans l’espace restreint qu’est une chorale scolaire. Trois cassettes verront respectivement le jour en 1991, 1993 et 2006. La 4e vient de naître. Elle vient tout juste d’être mise sur le marché. Une cassette qu’il a réalisée en duo avec la chanteuse Lydia, de Sidi Aïch. Toutes comme ses prédécesseuses, cette dernière production en date est du pur folklore kabyle. Ce nouvel album, titré “Ahkonyid” (nom de sa chanson tube) comporte plusieurs chansons (Aâtar - Anfasan anfasan - Dayen dayen - Ahkouyid - Na Aldja). Le chanteur dira : “Je dédie ce CD à toute ma famille, mes amis et mon village Fethoune”. Au passage, il remercie le studio Djillali d’Akbou qui l’a beaucoup aidé et qui a assuré l’enregistrement et Akbou Music qui a édité sa cassette. Il tient de même à remercier, solennellement, les habitants de son village “qui m’ont toujours soutenu”, souligne-t-il. Il le leur rend si bien puisqu’il ne rate pas une occasion pour être de la fête. Il a aussi chanté à l’université de Bougie, pour des associations locales et wilayales. Kamel, tout en nous parlant n’oublie pas ses membres du groupe auxquels, il dédie une pensée amicale à l’image de Méziani Yahia (Mondol), Naït Slimane Faycal (Derbouka), Bouatmane Kamel (Synthétiseur), Naït Slimane Mohand (Bendir). “Ahkouyid”. D’autres projets sont au programme, avec en point de mire “un clip à réaliser”. Beaucoup de chemin reste à parcourir, alors “du succès” pour la diva de Chellata et de la Soummam.

DDK (28/05/2009)

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Message par rachid_as le Mer 10 Juin - 11:28

Son album solo a eu des échos favorables
Loualia Boussaâd, la force de la continuité


Avec un texte, par ailleurs, connu au groupe, Loualia persévère dans un style qui lui sied à merveille. Pour les amoureux des airs traditionnels, Loualia rehausse avec la chanson Adanzur, les airs entonnés, jadis, dans les lieux de pèlerinage et chez les différents saints de Kabylie.


Intitulé " Chah Chah ", le premier album solo, de Loualia Boussaâd, un des pionniers du célèbre groupe Idourar, signe la continuité et l’engouement avec son opus. Comme nous l’avons signalé dans nos précédentes éditions, Loualia Boussaâd, a confectionné, avec une main de maître, huit chansons, qui s’inscrivent dans le même style connu à son ancien groupe. Ainsi, les thèmes, les musiques, les arrangements, de cet album solo, nous renseignent sur le travail de continuité et le cachet que veut perpétuer Loualia. Loin des rafistolages artistiques, Loualia Boussaâd exprime son admiration et son amour profond pour un folklore kabyle longtemps entretenu par le groupe Idourar.

Avec la chanson Dawiyi, Loualia entreprend, avec joie et rythme dansant de l’air musical, la relation entre amoureux. Avec un texte, par ailleurs, connu au groupe, Loualia persévère dans un style qui lui sied à merveille. Pour les amoureux des airs traditionnels, Loualia rehausse avec la chanson Adanzur, les airs entonnés, jadis, dans les lieux de pèlerinage et chez les différents saints de Kabylie. S’en suivra la chanson Tamaghra, avant que la chanson Chah Chah, le titre de l’album, ne viennent embellir cet opus rayonnant et ample. Cette manière de travailler chez Loualia, notamment, dans ce premier album solo qui le remet immanquablement dans sa lignée d’artiste audacieux, qui chante avec assurance et enclin à la perfection, lui assurent de rester dans le giron des artistes appréciés et appréciables.

Vourourou, le texte évoquant un sujet social, où Loualia évoque les fléaux sociaux que génèrent "les mauvaises conduites" et la perversion de la morale.

L’album de Loualia est venu au moment où les férus du folklore kabyle trouvent du mal à retrouver les goûts musicaux d’antan.

Ainsi, Loualia qui s’accroche, avec fierté, à son style, élargit son public, en introduisant une chanson d’hommage et de soutien aux malades, avec la chanson Amudin. En effet, ce dernier synthétise les maux, qu’endurent les malades, avec un brin d’espoir. Il les associe à son entreprise de joie et de fête.

En dernier lieu, Loualia remet, encore une fois, les remontrances des amoureux et l’ébriété, qui devient, fatalement, le recours affectueux des déçus. Loin de sa bien-aimée, le garçon rechigne sur le sort, pas du tout, confortable. En résumé, l’album de Loualia Boussaâd, commercialisé depuis, presque un mois, procure joie, détente, et rythme. En un mot, du folklore kabyle par excellence.

DDK (10/06/2009)

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Message par rachid_as le Mar 16 Juin - 10:47

Tirugza Sur les étals
Wanis, un nouveau souffle pour la chanson kabyle


Armé de courage et d’une volonté imbattable, Wanis se lance dans le monde musical pour s’ajouter aux nombreux artistes inscrits dans l’univers de la chanson kabyle.

A peine âgé de 23 ans, le jeune mélomane de Yakouren, a donné naissance à un deuxième album qui s’intitule Tirugza aux éditions Adjelout.

Ce nouvel opus qui se trouve depuis plus d’une semaine dans les étals, englobe huit morceaux écrits par un ensemble de paroliers tels que Omar Meradi, Youcef Ferguane et Aziz Ladaoui qui ont écrit des textes portant sur l’amour, la jeunesse et la société.

Ces belles paroles ont été adoucies par la mélodie jouée par les mains de Wanis ,qui a employé dans la majorité des titres une musique rythmée, celle qui a rendu vivante la voix douce de l’amoureux de la musique.

Mais le rythme figure aussi, dans ce nouveau CD, et ce dans le morceau Fell-aneg, où il raconte les moments passés avec sa bien-aimée, ces souvenirs éblouissants, ces pleurs qu'il garde à jamais dans son cœur et d’autres instants de joie auxquels l’autre moitié (la femme) a mis une fin.

Tirugza, ce terme qui identifi l’homme respectable, l’homme mûr, est choisi par Wanis comme un titre de l’album puisque il voit que le développement d’une région et même d’un pays est lié à ces hommes de parole et de courage.

La société a aussi, été abordée par Wanis dans la chanson Igellil à travers laquelle, il raconte l’amour pur d’un jeune homme qui n’avait pas d’argent, et qui a aimé une fille riche, mais hélas ! un amour interdit dans l’univers des riches.

L’amour brisé, les sentiments perdus, la trahison, la séparation sont tous réunis dans cet opus de Wanis. Tayri ma teffer d ssem, Nek Yid-m nefrak, Teggid-iyi de l’amour et de ses peines. La magie des mots, l’harmonie de la mélodie vous donnent rendez-vous dans ce nouvel opus de Wanis, qui ne rêve que d’atteindre le sommet de la réussite dans l’univers de la chanson kabyle.

DDK (16/06/2009)

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Re: Actualité musicale amazighe

Message par rachid_as le Ven 3 Juil - 10:16

Kamal Hammadi sous les ors de la Légion d'honneur



Après avoir été nommé en juillet 2008 par le Président de la République française Nicolas Sarkozy, chevalier de la légion d'honneur, Kamal Hammadi est élu officiellement à ce titre dans la soirée du Mercredi 1er Juillet 2009 lors d’une cérémonie conviviale à la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration sise au palais de la porte dorée dans le douzième arrondissement de Paris.

De nombreuses personnalités culturelles et politiques étaient présentes à ce rendez-vous tant attendu par Dda Kamal dont le répertoire artistique est aussi immense que sa générosité et sa sympathie. Parmi la famille artistique on peut citer la présence de Ben Mohamed, Ferhat Mehenni et Tahar Boudjelli et du côté officiel la présence de Mme Fadela Amara ministre chargée de la politique de la ville, de Mr Rachid Kaci conseiller à l’Elysée et surtout celle de Mr Jaques Toubon ancien ministre de la culture et de la francophonie (1993-1995) et garde de sceaux (1995-1997) actuellement président du groupement d’intérêt public de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration.

D’ailleurs c’est ce dernier qui a remis la médaille « au nom de la République française et du résident Nicolas Sarkozy ». Jacques Toubon lui a remis un galon, une décoration créée par napoléon Bonaparte en 1804, après avoir relaté le parcours artistique extraordinaire du chantre et l’avoir remercié pour tout ce qu’il a donné à la culture kabyle composante de la culture française.

Kamal Hammadi, ému, a déclaré voir dans cette bénédiction la reconnaissance de la République française à son œuvre et à celle de ses compagnons de route, Slimane Azem, Cheikh Noureddine, H'nifa et d'autres. Quant à Fadéla Amara qui a tenu à être présente, elle a salué l’initiative et elle a estimé que « la France a enfin pensé à reconnaitre ces hommes et ces femmes issus de l’immigration et qui ont fait honneur à la république ».

www.kabyle.com (03/07/2009)

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Re: Actualité musicale amazighe

Message par rachid_as le Mer 15 Juil - 13:35

Allaoua à la clôture du Festival arabo-africain de danse folklorique :
Un spectacle fou… fou… fou !


Le spectacle de clôture de la 4e édition du Festival arabo-africain de danse folklorique d’avant-hier, a été le moins que l’on puisse dire, somptueux.

En effet, il faut remonter à très loin, jusqu’aux années fastes de la chanson kabyle pour retrouver la même effervescence…le même public. Du haut de ses 29 ans, Mohamed Allaoua s’est plus que jamais hissé au rang des grandes icônes de la chanson kabyle. Ce n’est certainement pas, par hasard, qu’il a rempli les gradins du stade Oukil-Ramdane de Tizi-Ouzou, qui était à l’occasion archicomble. Il est 20h30. Les travées du stade étaient déjà bondées de monde, à l’extérieur, une grande foule attendait sous une pluie battante. Les organisateurs ont, à un moment donné, envisagé l’annulation de la soirée tant les conditions météorologiques étaient très mauvaises. A l’intérieur de la loge des artistes, les trois animateurs, Karim, Arezki et Katia, gardent malgré tout le sourire et affichent une forme éblouissante. Le public est resté sur place, bravant ainsi le vent qui soufflait sur les lieux. Il était écrit que Tizi allait vivre l’une de ses meilleures soirées, cela les présents l’ont très bien compris ! On a dû attendre plus d’une demi-heure avant que Dame nature ne se calme pour laisser place à l’ambiance festive dans laquelle la ville des Genêts s’est plongée durant toute la durée du festival. Les premiers à monter sur scène, sont les membres du groupe Soref.

Des jeunes Franco-Algériens qui ont, pour leurs premières apparitions sur scène à Tizi-Ouzou, relevé le défi avec leur style rap dominant. Par la suite, la star du jour, Mohamed Allaoua, fera son apparition vers 23 heures sous un tonnerre d’applaudissements.

Accueil digne du public et du commissaire du festival qui lui remettra le burnous berbère. «C’est le meilleur cadeau qui m’ait été offert à ce jour», nous confie l’artiste en aparté.

L’idole des jeunes kabyles interprêtera ses meilleures chansons, reprises intégralement par un public en délire. Le spectacle durera un peu plus de deux heures dans une ambiance folle faisant oublier à la ville de Tizi-Ouzou ses maux quotidiens.

Pour une fois, les artères de la ville des Genêts ont gardé la «vie» jusqu'à une heure tardive de la soirée d’avant-hier. «Je remercie le public venu en grand nombre pour assister au spectacle d’aujourd’hui. C’est un grand honneur pour moi de me produire devant un stade archicomble, ça fait plaisir», nous déclarera l’artiste en marge du gala. Alloua qui vient d’obtenir le Disque d’or en France était visiblement très satisfait, comme d’ailleurs ses nombreux fans.
A noter enfin qu’aucun incident majeur n’a emmaillé la soirée, un dispositif de sécurité renforcé a été mis en place à l’occasion.

DDK (15/07/2009)

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Re: Actualité musicale amazighe

Message par rachid_as le Mar 18 Aoû - 14:08

«Hamlaght T-Hemliyi» le nouveau-né de Djamel Mekil
L’étoile montante de la chanson rythmée


Après le succès de ses deux albums «Adkam adkam» sorti en 2006 et «Felam Cenugh» en 2008, Djamel Mekil revient avec son troisième album spécial fête intitulé «Hamlaghet Eth Hemliyi», paru aux éditions Océan music, qui se trouve sur les étals depuis le mois de juin de cette année.

Le jeune mélomane natif de la région de Ghunrassa (Isser) a fait ses premières escales dans l’univers de la chanson à l’âge de dix ans. Comme d’ailleurs, d’autres chanteurs en herbe, Djamel Mekil, a appris à jouer de la guitare seul en interprétant les chansons de ses idoles dont Matoub Lounès, Hamidouche, Farid Ferragui, Maouchi, Rabah Asma et d’autres qui l’ont incité à s’investir dans la chanson amazighe. Ce nouveau-né de Djamel englobe huit titres, s’articulant autour du thème de l’amour, qu’il a interprété dans un style rythmé, tel «Ayahbib Arzud», «Viens mon amour approche-toi» ; dans cette chanson, la bien- aimée demande à son amour de venir demander sa main à son père, mais la situation de ce dernier ne le lui permet pas. Le chômage, la pauvreté et d’autres problèmes sociaux dont souffrent les jeunes et que le chanteur Djamel a pris en charge d’interpréter. La plume de cette nouvelle étoile montante qui s’ajoute à celle des grandes vedettes de la chanson moderne, a franchi tous les tabous, où il évoque l’Amour, la séparation, la trahison et même la souffrance. Dans La chanson «Ayen Imanagh Yadjayi» qui veut dire «Tout ce que j’ai espéré m’a laissé», Djamel reproche à sa bien-aimée de l’avoir laissé pour se marier avec un autre, et trahir ainsi leur histoire d’amour, ainsi que son cœur. Djamel Mekil et comme d’autres artistes, anime des galas dans les universités de Tizi Ouzou, des fêtes de mariages grâce auxquelles il est aujourd’hui connu. «Asvar Adsabragh», «atheghadhiyi Ahakchichet», «Yezouadj Ouaghriv Assa» sont aussi à découvrir dans ce nouveau produit de Djamel Mekil qui ne rêve que d’ajouter à la liste des célèbres artistes kabyles.

DDK (18/08/2009)

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Re: Actualité musicale amazighe

Message par rachid_as le Mar 18 Aoû - 15:55

LE PROJET DE KATCHO : “L'ODYSSÉE DU CHANT CHAOUI”
Verra-t-il le jour après sa mort ?


Après la disparition subite et tragique du rossignol des Aurès, Katcho, suite à un accident de voiture, la question concernant son grand projet, “l’Odyssée du chant chaoui”, demeure en suspens au sein des milieux artistiques de la wilaya de Batna. Le projet, tenu secret, avait pour schéma l’organisation d’une odyssée du chant chaoui à laquelle prendraient part les chanteurs chaouis. Le projet du défunt verra-t-il le jour après sa mort ou tombera-t-il dans l’oubli ? Lors de l’avant-dernière soirée du Festival international de Timgad, nous avons rencontré, près de la tente des artistes, le défunt Katcho. Celui-ci nous a confié qu’il travaillait sur un projet et que dès qu’il serait finalisé, il l’annoncerait officiellement. Malheureusement, la mort en a voulu autrement, puisqu’il est parti avant la finalisation de son projet. D’une part, “l’Odyssée du chant chaoui” est un projet qui rassemblerait tous les chanteurs chaouis et aurésiens sur la terre de leurs ancêtres, tout en chantant les anciennes et nouvelles chansons puisées naturellement dans le patrimoine des chansons traditionnelles. Katcho avait de son vivant beaucoup de respect pour cette terre. D’ailleurs, son pseudonyme, Katcho, est le nom d'une montagne. D’autre part, ce projet, “l’Odyssée du chant chaoui”, était tenu au secret et seuls les amis intimes étaient au courant. Des indiscrétions disent même que le projet est à un stade très avancé et qu'il a même reçu l'aval du ministère de la Culture pour son organisation. Alors, que vont faire à présent les chanteurs chaouis ? Concrétiser le rêve et la dernière volonté du défunt artiste et ami, Katcho, ou alors laisser le projet tomber dans l’océan de l’oubli ? D’autant plus que “l’Odyssée du chant chaoui” tend à rendre hommage à des sommités dans le chant chaoui dont Katcho a rejoint le panthéon, notamment Aïssa El-Djermouni, Ali El-Khencheli, Mohamed Laourassi. Peut-être que les chanteurs chaouis oublieront leurs divisions et chanteront leur ami et les chantres des Aurès disparus.

Liberté (18/08/2009)

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Re: Actualité musicale amazighe

Message par rachid_as le Mer 19 Aoû - 14:54

Inas Ayidesawel, nouvel album du chanteur Rabah Flici


Le nouvel album de Rabah Flici intitulé, Ay idesawel est en vente chez les disquaires depuis maintenant plus d’un mois. Ce chanteur natif de Kantidja, un village relevant du grand douar de Boumahni, n’en est pas à sa première production du moment qu’il a à son actif 5 albums, ce qui dénote que notre artiste est constant dans la création contrairement à d’autres, Rabah Flici, a pu acquérir au fil des années son propre style musical qu’il puise du folklore kabyle, avec quand même quelques notes du chaâbi. Ainsi, en écoutant ses chansons on peut affirmer qu’elles s’inscrivent dans la lignée du patrimoine musical kabyle, celui transmis par des artistes tels Taleb Rabah, sans lequel, avoue l’auteur de Inas Inas, “je n’aurais peut-être pas fait ce long parcours dans la chanson car de tels artistes, nous ont inspirés à travers leurs œuvres faites de bonnes paroles et une musique composée avec un grand soin, ce qui ne peut que susciter de l’admiration”.

A partir de là, pour Rabah Flici, le chemin était tout tracé pour s’investir dans la scène dès son jeune âge, avec à la clé, la sortie de son premier opus Hubed ayadu en 1987, puis successivement d’autres albums jusqu’au dernier qu’on peut qualifier de consécration d’un long effort, d’autant plus que les neuf chansons qu’il contient développent les thèmes comme ce message d’espoir adressé aux jeunes appelés à rester fidèles aux valeurs ancestrales, notamment dans les chansons Hubd ayadu, Inas inas, Cna tkbaycit.

D’autres titres évoquent la vie avec son lot de déceptions que chacun peut avoir, même si cela n’est que l’expression de sentiments, particulièrement dans la chanson phare intitulée Inas Ay idesawel, réalisée dans un style rythmé.

En somme, cette dernière œuvre de Rabah Flici n’est en fait que l’aboutissement d’une grande carrière de plus de 20 ans, consommée par des succès et une notoriété qui dépasse sa région natale.

DDK (19/08/2009)

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Re: Actualité musicale amazighe

Message par rachid_as le Mar 25 Aoû - 14:55

Une soirée lui est réservée au programme de la maison de la culture de Tizi-Ouzou
Nouara fera t-elle le déplacement ?


En parcourant le programme des soirées artistiques proposé pour ce mois de Ramadhan, le plateau projeté pour le vendredi 11 septembre ne peut laisser indifférent.
La soirée saute aux yeux comme un cliché noir et blanc au milieu d’un tas de photos couleur.
Il s’agit de Nouara, et Medjahed Hamid. Beaucoup trop beau pour rêver !
Et même douter… Nouara qui a décidé de prendre ses distances de la scène et même du public consentira t-elle vraiment à faire le déplacement ? Attendons pour voir.

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Ould Ali souhaite réunir Rabah Asma dans un grand show au stade Oukil Ramdane
La venue de Zahouania à Tizi-Ouzou évoquée


Du côté de la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, c’est la grande animation, comme à chaque mois de Ramadhan. C’est désormais une tradition ancrée. Et chaque année les chanteurs sont de plus en plus nombreux à exprimer le vœu de s’y produire. Ce qui explique la surcharge du programme proposé par l’établissement avec parfois quatre artistes au menu d’une seule soirée. Ce qui pousse les responsables à songer à d’autres formules pour satisfaire un peu tout le monde artiste et spectateur.

Dans la foulé, l’option de trois soirées au stade Oukil Ramdane a germé. M. Ould Ali, premier responsable de la Maison de la culture a croit-on savoir saisi l’administration locale pour domicilier le show de Allaoua le 6 septembre prochain dans cette enceinte.

Comme il souhaiterait également prévoir Saïd Yousef, Mourad Guerbas, Moumouh, et Aït Hamid dans un plateau pour la soirée du 7. Et pourquoi pas une troisième le 8 du même mois avec Rabah Asma, Oujrih, et Zahouania s’il vous plait ! Mais tout cela reste tributaire de la réponse que donneront les services de la Wilaya dit-on à la programmation de la maison de la culture.


DDK (25/08/2009)

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Re: Actualité musicale amazighe

Message par rachid_as le Jeu 3 Sep - 12:14

Alors qu’un festival de la musique moderne est en préparation
L'Association culturelle Tanekra de Maraghna célèbre le 20 Août


La très active association culturelle Tanekra de Maraghna, à Illulen Umallu a organisé, au cours de cette semaine, un gala de célébration du 20 Août 1956. Ainsi, une pléiade d’artistes a été conviée au gala. Djillali Hammama, Khir Yazid, Kaci Boussaâd, et le frère de Ferhat Mehenni, Arezki, qui l’a accompagné dans son dernier opus, Malek Bachi, Mohamed Ouali et Ahcène Maraghna et plein d’autres jeunes amateurs étaient présents à cette manifestation. Le gala a été animé par la superbe Zira, avec sa voix sublime et son verbe doux. Cette activité artistique se veut d’abord un moment de remémoration d’une date ô combien importante dans la vie du pays. Cette date qui a vu la naissance d’une révolte structurée au sens large du terme, même si, aujourd’hui, Abane Ramdane, l’architecte de cette réunion, est traîné dans la boue de l’histoire par ceux qui l’ont assassiné. L’association Tanekra du village Maraghna, village du grand chanteur Ferhat ne veut pas rester dans le stade des commémorations, mais, selon ses adhérents, un Festival national de la musique moderne est en préparation. Louable initiative dans la mesure où elle permettra à beaucoup de jeunes artistes, de trouver un canal, d’abord d’expression, et ensuite, un lieu de compétition.

DDK (03/09/2009)

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Re: Actualité musicale amazighe

Message par rachid_as le Jeu 3 Sep - 12:50

Première nuit du Festival stars de demain d’Amizour
Sous le signe de la femme


La nuit d’inauguration de la 9e édition du Festival de la chanson algérienne réservée aux amateurs a connu une ambiance toute particulière en mettant à l’affiche cinq candidats qui ont enflammé la salle de spectacle archicomble du Centre culturel Malek-Bouguermouh d’Amizour. A l’entame du prime-time de ce festival des stars de demain, les organisateurs ont préféré lui donner un condiment fort à cette nuit musicale amizouroise, celui de la voie féminine kabyle qui a d’ailleurs rehaussé ce concours amateur pour montrer les capacités de ces futurs chanteurs. Tinhinane Benkoussa de Amokrane Ighzer, Chahinez Meridja de Barbacha, Sonia Outaleb et Melila Outaleb, toutes deux des Ouacifs de Tizi Ouzou, chacune dans son style, ont subjugué de leurs voix angéliques, le nombreux public qui pour sa part, a fait exploser la salle par un tonnerre d’applaudissements pour manifester sa satisfaction de ces prestations dignes de grands talents.

Malgré que le dernier mot revienne aux membres de jury, il n’en demeure pas moins qu’à voir et écouter ces belles filles venues de diverses régions de la Kabylie les Nouara, Chérifa, Djamila pourraient être tranquilles, la relève est assurée. Notons que la première tranche de cette nuit est réservée aux témoignages su r le disparu Fayçal Bouiche, qui, de l’avis du directeur de la culture de la wilaya de Bgayet est “un modèle à ces jeunes talents malgré sa courte vie”.

DDK (03/09/2009)

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